Assemblée Générale 2026 de l’ARJEHM

Le dimanche 29 mars s’est tenue l’Assemblée Générale 2026 de l’ARJEHM à la mairie d’Albas, la salle des fêtes de Labastide-du-Vert étant en travaux.

Rapport moral et d’activités de l’ARJEHM

L’année 2025 a été marquée par une véritable dynamique des chantiers visant à restaurer mais surtout à replanter les jardins à partir du travail et des plans élaborés par le paysagiste agréé Guillaume Laizé. Il faut d’emblée saluer le remarquable travail d’animation des différents chantiers placés sous la houlette de Jean-Yves Passedat. Non seulement, les chantiers ont gagné en régularité, mais aussi en fréquentation. Le nombre de bénévoles est constant, voire en progression, et les tâches de chacun se sont structurées. A souligner, le travail de débroussaillage entrepris sur la colline qui grimpe à l’atelier.
L’organisation structurée des chantiers et la part de convivialité qui accompagne chacun des samedis est indéniablement un des points forts de l’année écoulée.
L’aménagement de nouveaux parterres, le remplacement de certaines espèces laissent supposer que les jardins offriront ce printemps un aspect plus fleuri et plus naturel.
Signalons le don par la société Boisset de deux vases d’Anduze qui complètent parfaitement les poteries restaurées du temps d’Henri Martin.
Autre élément : l’installation d’une grille en fer forgé sur la margelle de la source alimentant les jardins. Elle garantit la sécurité à l’égard des enfants, mais aussi des animaux sauvages qui pourraient être tentés d’aller s’y rafraîchir.
Par ailleurs, nous avons investi dans du matériel (tondeuse, tronçonneuse…) afin de répondre aux travaux d’entretien qui s’imposent.
Côté fréquentation des jardins lors de la période estivale. Nous enregistrons une certaine érosion qui trouve une double explication : un été caniculaire qui rend les visites difficiles et surtout les statistiques montrent que le Lot a connu une baisse sensible de fréquentation, comme du reste l’ensemble du Sud-Ouest. En 2025, nous avons réalisé des reproductions de tableaux en dibon et sur papier cartonné placées sur des chevalets. Il conviendra cette année de limiter les chevalets et de n’avoir que des copies en dibon de façon à les maintenir pérennes durant toute la période estivale.
S’agissant des animations, en revanche, elles ont connu un franc succès : le concert de Classi’Cahors a attiré plus de 400 spectateurs. Le concert à la bougie d’Anna Luigi a, lui aussi, fait l’objet d’une belle fréquentation en dépit du report du concert pour raison de pluie.
Saluons aussi à l’occasion de l’opération « Rendez-vous aux jardins », la venue à Marquayrol du Conservatoire de Musique de Cahors. Une opération à renouveler en y consacrant une plus grande publicité. L’exposition, à l’Atelier Henri Martin, des œuvres de Philippe Lagard s’est bien déroulée, même si le public porte un intérêt limité à tout tableau hors des sentiers de la « touche Martin ». C’est un
enseignement dont on doit tenir compte à l’avenir.
Signalons ici, la création d’un petit jardin des sens en collaboration avec l’école primaire de Labastide-du-Vert. Une initiative très appréciée coordonnée par Eliane Saint-Aroman et Christine Perrier.
A l’automne dernier, nous avons eu droit à la visite de Michel Roussel, le directeur régional de la DRAC qui n’a pas caché son enthousiasme devant le travail accompli (il était venu il y a 3 ans !), tant dans la renaissance des jardins que dans l’animation culturelle des lieux. Le caractère intergénérationnel des chantiers et le rayonnement du site de Marquayrol ont été soulignés, justifiant ainsi l’aide 15 000 € apportée depuis 3 ans par l’instance régionale.
A noter qu’en 2025, l’ARJEHM n’a bénéficié d’aucune autre subvention. Le département du Lot, le Grand Cahors et la région Occitanie n’ayant pas répondu à nos sollicitations.
Côté soutien des mécènes, grâce au travail entrepris par Anne-Marie Malvy et votre président, les ressources sont stables, voire en légère augmentation. Que soient remerciés ici deux mécènes précieux : la société COP’INFOR et l’assureur MMA, sans oublier quelques membres bienfaiteurs qui souhaitent faire des dons anonymes. Qu’ils en soient ici vivement remerciés.
Soulignons également la convention conclue avec le Musée Henri-Martin de Cahors visant à obtenir une réduction du prix du billet dès lors que les visiteurs se présentent sur les deux sites.
De la même manière, un projet est à l’étude avec la Fondation du Patrimoine pour faire de Marquayrol un des sites figurant au pass de la Fondation.
S’agissant de la communication des Jardins, hormis notre site internet qui est bien alimenté, il convient de déployer de nouveaux moyens pour accroître la notoriété de Marquayrol, parfois confondu avec Marquayssac.

Objectifs et investissements en 2026

L’exercice qui s’ouvre se veut une période de consolidation et de projection pour un projet toujours plus ambitieux. Ce printemps, il est prévu l’illumination des jardins. La société Bouygues, via le mécénat devrait finaliser l’électrification du site. Le directeur régional Sud-Ouest de Bouygues Energie se rend sur site le 8 avril prochain. Autre objectif et non le moindre : la réfection du pigeonnier. Ce projet fera l’objet d’une souscription avec la Fondation du Patrimoine. En avril, Lionnel Mottin, nouvel architecte des Bâtiments de France se rendra à Marquayrol pour valider le projet.
Nous avons déjà deux devis, un troisième doit nous parvenir prochainement. Celui-ci devra être validé par l’ABF, à partir de là, nous pourrons lancer la souscription. L’idéal serait un lancement pour juillet 2026.
D’ores et déjà, l’estimation budgétaire se situe autour de 70 000 €. Nous solliciterons par ailleurs le Département du Lot dans le cadre de l’enveloppe « Petit Patrimoine » ainsi que le Grand Cahors.
Autre objectif : le parking actuel est limité en nombre de places et ne peut être agrandi sauf à faire des dépenses hors de notre budget.
Aussi, est-il envisagé de repenser l’entrée du site car le parking pourrait être transféré aux abords du pigeonnier où le terrain est quasiment plat. On y accèderait par la route du Mas Nève et un chemin qui est la propriété de Jean-Jacques Lala. De ce fait, l’entrée se ferait par le haut avec installation d’une guérite. La visite débuterait par l’atelier et se poursuivrait par les Jardins (l’inverse d’aujourd’hui). De ce fait, l’atelier deviendrait un espace muséographique voué à Henri Martin. Dès ce printemps, des travaux d’élagage ont été engagés pour protéger l’atelier d’éventuelles chutes d’arbres.

En 2026, il appartient de renforcer la signalétique à Labastide-du-Vert, mais aussi du côté de Luzech.
Il faut développer à tout prix la communication. A noter que Elisabeth Espitalier va désormais prendre en charge ce domaine en liaison avec le C.A.
Déjà, nous avons obtenu pour cet été de la part de la mairie de Cahors l’installation gracieuse d’une dizaine de kakémonos.
Ce printemps est aussi marqué par la création enfin de notre News Letter. Elle sera trimestrielle et sera envoyée à chacun de nos adhérents.
Il convient par ailleurs de recruter de nouveaux guides bénévoles de façon à ne pas épuiser l’équipe actuelle (accueil + visites). Enfin, il est envisagé de recruter en juillet et août un stagiaire issu d’une école de tourisme (2 candidatures sont actuellement à l’étude). Celui-ci fera les visites guidées et s’occupera de la communication événementielle. Les modalités de recrutement sont actuellement à l’étude. Enfin, des produits dérivés sont aussi à l’étude (Affiches, T-shirt…) pour cet été.
Voilà donc un programme ambitieux pour cette année, mais nos ressources humaines et notre gestion rigoureuse nous autorisent à penser que ces objectifs sont à notre portée.